Le jeudi 1er juin 2017 la CCI de Grenoble & Apitalent, donnaient rendez-vous à plusieurs acteurs de la mobilité professionnelle, ainsi qu’à des entreprises de la région souhaitant, à leur tour devenir acteurs de la dynamique territoriale naissante.

La mobilité professionnelle inter-entreprises grâce à la plateforme Apitalent, sur Grenoble

Cette matinée a débuté par la présentation d’Apitalent et de sa plateforme collaborative de mobilité professionnelle inter-entreprises par la fondatrice d’Apitalent, Julie Machillot, et par le cabinet Ecare Conseil, basé à Grenoble. Précisant que 65% des salariés souhaiteraient tenter de nouvelles expériences professionnelles, en trouvant toutefois que le risque est trop élevé, Julie Machillot a fait savoir que les salariés sont mobiles jusqu’à 30km de chez eux. L’intérêt d’offrir un cadre sécurisé pour de nouvelles opportunités de mobilités professionnelles, dans un même bassin d’emploi, prend alors tout son sens.

Une véritable prise de conscience a eu lieu pour les entreprises grenobloises présentes ce matin-là. L’intérêt, pour leur entreprise et leurs salariés, de créer des passerelles entre les entreprises de la région, est indéniable. La plateforme collaborative entre RH, de mobilité inter-entreprises permet aux salariés d’effectuer des mobilités temporaires, c’est-à-dire de partir pour une durée déterminée au préalable dans une autre entreprise, tout en conservant son CDI dans son entreprise d’origine, ou des mobilités définitives mais sécurisées.

” L’outil digital est indispensable à notre dynamique territoriale, pour développer une véritable GPEC territoriale avec vous tous.”Ecare Conseil

Témoignage de la mobilité professionnelle inter-entreprises d’une salariée d’HPE

Nicole, était dans un environnement de travail qui ne lui correspondait plus. Malgré l’affection qu’elle porte à HPE, où sa mission était de détecter le malaise des autres, elle n’a rien vu du sien.

Lorsque son RH lui a proposé une offre de mobilité professionnelle inter-entreprises, elle a immédiatement ressenti un regain d’énergie lui permettant de trouver un travail aligné avec ses valeurs. Elle a rapidement retrouvé goût au travail, avec une remise en confiance professionnelle. Elle est pourtant très claire : « je ne serais jamais partie sans un accompagnement ».

Nicole a effectué une mobilité temporaire pendant une durée de plusieurs mois avant de s’orienter vers un mécénat de compétences depuis.


Intervention de DXC Technology sur sa mise en place d’une GPEC

La direction a souhaité mettre en place une GPEC. Après plusieurs tentatives, c’est désormais chose faite. En 2014, ils signent une GPEC pour 3 ans avec les principales organisations syndicales. L’accord GPEC d’HPE/DXC inclut des mesures autant pratiques que modernes, en s’appuyant sur la loi Cherpion, le mécénat de compétences et la MVES.

La GPEC a notamment pour objectifs d’accroître les compétences et l’employabilité des salariés mais aussi d’accompagner leurs parcours professionnels en interne et en externe de manière sécurisée. Sur la base du volontariat, les salariés vont alors pouvoir acquérir de l’expérience et de nouvelles compétences dans des sociétés extérieures au groupe, avec une possibilité de retour sécurisée.

Et lorsque l’on demande au Responsable des Mobilités chez DXC Technology, pourquoi la mobilité professionnelle est importante pour HPE/DXC et ses salariés, ce dernier répond par trois

  • Des salariés avec des compétences reconnues,
  • Des salariés adaptables aux changements,
  • Des salariés confiants en leurs capacités.

 

La mobilité professionnelle pour CEA Tech : une vraie envie de la booster

Pour CEA Tech, la mobilité professionnelle externe est accompagnée par des dispositifs donnant toutes les chances, aux salariés qui le souhaitent, de se développer à l’extérieur.

La mobilité professionnelle, qu’elle soit interne ou externe, est valorisée avec des dispositifs conventionnels (c’est-à-dire compris dans la convention de travail), afin d’essaimer ou de découvrir d’autres environnements de travail dans un contexte sécurisé.

Il s’agit donc :

  • de rester salarié du CEA avec des missions de longue durée dans d’autres bassins d’emploi, souvent à l’étranger ;
  • de phases d’incubation précédant la création d’entreprise ;
  • de détachements, impliquant la suppression du contrat de travail et une rémunération selon l’entreprise d’accueil, mais avec un droit à réintégration dans l’entreprise d’origine ;
  • de congés pour création d’entreprise pouvant aller jusqu’à 4 ans ;
  • de toute une batterie de congés sans solde portant prioritairement sur 6 à 12 mois, à l’initiative du salarié.

 

Ces dispositifs concernent 4% de l’effectif de l’entreprise, soit une centaine de salariés. Les bénéfices pour CEA Tech sont nombreux. En effet, ces mobilités permettent d’acquérir des compétences spécifiques sans recourir à trop de CDD. En ce qui concerne les managers, une personne revenant de mobilité professionnelle représente un véritable ROI pour l’entreprise. Sans compter que la marque-employeur se développe grâce aux salariés qui partent en mobilité et jouent le rôle d’ambassadeurs de l’entreprise.

Pour les salariés, ces dispositifs de mobilité professionnelle leur permettent de sauter le pas. Ils sont d’ailleurs accompagnés par l’entreprise sur la phase des entretiens, notamment les personnes n’ayant pas été dans une situation de recrutement depuis quelques temps.

La mobilité professionnelle pour les salariés du CEA Tech leur permet d’acquérir de nouvelles compétences et savoirs, de se constituer un élargissement des opportunités professionnelles sur un même bassin d’emploi, mais aussi de développer leur réseau.

Pour le bassin grenoblois, cela représente une fertilisation croisée des connaissances et des savoirs, ainsi qu’une préservation et d’un développement du capital humain sur le territoire.